Comment bien débuter au soroban

Voici les quelques éléments de base pour bien débuter au soroban. Une petite description s’impose, accompagnée de sa nomenclature. Puis nous nous pencherons sur l’utilisation du point unité, puis le principe d’activation et de désactivation des billes, et son doigté. Enfin, nous verrons comment mettre en place une petite routine d’entraînement.

1/ Premiers pas au soroban

a) Description du soroban.

Le soroban est composé d’un cadre rigide de forme oblongue. Des tiges verticales, que nous appellerons colonnes, portent de petites billes de couleurs, à raison d’une couleur par colonne pour les sorobans colorés. Les billes sont au nombre de cinq par colonne et sont séparées par une barre horizontale, en laissant ainsi une au-dessus, et quatre au-dessous. Les billes du dessous sont appelées unaire, elles ont valeur ‘1’, les billes du dessus sont appelées quinaires, elles ont pour valeur ‘5’.

Nomenclature du soroban
Note : Le soroban que j’utilise est un soroban spécifique pour les enfants. Il possède des billes de couleurs, qui lui donnent un aspect plus ludique et permet à l’enfant de mieux de repérer. Mais il permet toutes les possibilités et les opérations d’un soroban « classique ».

Si vous n’avez pas de colonnes colorées, ce n’est pas grave, vous arriverez également à tirer parti de votre soroban.

a) Choisir son point unité.

De petits points blancs sont placés sur la barre horizontale, toutes les trois colonnes. Ils servent de repère pour la colonne des unités. On peut donc décider que les unités sont la colonne à l’extrême droite (colonne blanche), la colonne jaune de droite, la colonne blanche du milieu, etc.

Cela permet en effet de pouvoir écrire des nombres décimaux. Contrairement aux nombres entiers, les nombres décimaux, sont des nombres, qui s’écrivent avec une virgule et dont la partie après la virgule est identifiée. Par exemple 10/3 = 3,33333333…. n’est pas un chiffre décimal. Nous n’utiliserons pas de nombres décimaux pour le moment, mais sachez que c’est tout à fait possible avec le soroban.

b) Activer, désactiver une bille

La position neutre du soroban est celle où aucune bille ne touche la barre centrale. Dans ce cas, aucun chiffre est écrit. On peut dire qu’on est sur « zéro ».

La barre centrale agit ensuite comme un aimant à chiffres. Ainsi, pour pouvoir écrire des nombres, il va falloir rapprocher les billes de cette barre centrale, on dit qu’on les active. Puis, quand on les éloigne de nouveau, on dit qu’on les désactive. Les billes qui touchent la barre centrale vont donc « compter ». Les autres ne comptent pas. On fait comme s’ils elles n’existaient pas.

Une bille qui ne touche pas la barre centrale a donc une valeur nulle. On dit qu’ elle est « désactivée ».

c) Remise à zéro du soroban

Quand un nombre est écrit, ou quand on a terminé une opération, il faut remettre le soroban à « zéro ». Comme nous l’avons vu, certains sorobans possède un petit bouton qui permet cette remise à zéro d’une simple pression. C’est bien pratique !

Pour remettre le soroban à zéro il existe deux méthodes :

– La première consiste à prendre le soroban et à le tenir verticalement, de manière à remettre toutes les billes vers le bas. On le repose ensuite sur la table puis, avec l’index de préférence, on éloigne d’un coup toutes les billes quinaires en glissant le long de la barre centrale.

– On laisse le soroban posé. Il faut pincer la barre centrale entre le pouce et l’index pour éloigner d’un coup toutes les billes. Avec un peu d’habitude, il est possible de remettre son soroban à zéro presque aussi vite qu’avec le bouton de remise à zéro.

d) Quel doigt utiliser pour activer et désactiver les billes ?

Chacun utilisera sa main dominante pour activer ou désactiver les billes, la droite pour les droitiers, la gauche pour les gauchers. Si vous êtes ambidextre, il est préférable d’utiliser la main droite, car elle masque moins les chiffres pendant les calculs.

Par contre pour l’activation des billes, il faut respecter les règles suivantes, pour pouvoir les activer et les désactiver rapidement :

la ou les billes unaires sont activées avec le pouce, d’un seul geste. Si l’on doit activer plusieurs billes unaires, on ne les active pas une par une, mais en groupe.

la ou les billes unaires sont désactivées avec l’index, d’un seul geste. De même, si plusieurs billes unaires doivent être désactivées, on les regroupe.

Activation et désactivation des billes unaires

la bille quinaire est activée ET désactivée avec l’index.

Activation et désactivation de la bille quinaire
Activation et désactivation de la bille quinaire

la bille quinaire ET les billes unaires sont activées ou désactivées d’un seul geste : c’est ce qu’on appelle la pince. Si l’on doit par exemple activer 7, on activera dans le même geste la bille quinaire et le deux billes unaires. Même chose si on doit les désactiver, on le fera en un seul geste.

La pince
La pince au soroban

Pour les personnes plus avancées, il existe un doigté avec les trois doigts et même les deux mains, que je ne détaillerai pas ici.

2) Quelques recommandations pour une bonne pratique du soroban :

a) Se concentrer sur la pratique,

La pratique demande un minimum de concentration. C’est pourquoi pour commencer il faut se concentrer uniquement sur le pratique, en coupant toutes les sources de distraction comme les téléphones ou les écrans.

Pour la même raison, il est préférable d’adopter une bonne position : assis sur une chaise, le dos droit, les pieds à plat sur le sol. Le poignet doit rester libre de bouger et ne pas être posé sur la table. Pour ceux qui font de la musique, c’est presque la même position qu’au piano.

b) Faire des pauses régulièrement,

Les temps de pratique ne doivent pas dépasser 20 minutes pour les débutants, éventuellement 25 minutes pour les plus avancés. Cela permet là aussi de rester concentré.

c) La pratique du soroban doit rester un jeu ou au moins un moment de détente,

On évitera donc de se forcer, ou de forcer un enfant à la pratique du soroban, qui doit rester un moment de plaisir. Il est tout à fait possible que cela ne plaise pas ou que cela n’intéresse pas certains. Laissons-leur le choix. Comme pour la musique…

d) Être régulier,

La pratique du soroban doit être envisagée comme celle d’un sport ou d’un instrument de musique. Les résultats ne seront obtenus qu’au prix d’une pratique régulière, c’est-à-dire quotidienne, ou quasi-quotidienne. L’important est d’arriver à acquérir des réflexes, pour que le cerveau n’ait plus besoin de réfléchir. C’est ce que l’on appelle la mémoire procédurale. Elle permet de faciliter l’accomplissement automatique des tâches du quotidien. C’est notamment grâce à elle que nous pouvons de faire du vélo ou conduire une voiture, sans avoir à se poser de question.

C’est pourquoi je recommande une pratique quotidienne d’au minimum 10 minutes par jour. Sachant que 20 minutes serait l’idéal. Je dirais par contre que cela ne sert à rien de dépasser 30 minutes au départ. Si après, vous vous découvrez une véritable passion pour le soroban, rien n’empêche d’augmenter progressivement les temps, tout en restant régulier. Encore une fois, mieux vaut pratiquer 30 minutes par jour tous les jours, que 4 heures en une fois, ou même deux fois deux heures.

Vous avez maintenant toutes les bases pour débuter au soroban. Vous pouvez passer à l’article suivant : “comment apprendre à compter au soroban“.

Pour devenir un crack du calcul : Découvrez la méthode soroban !

Alors, c’est tout simple d’utiliser le soroban, n’est-ce pas ?

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