Comment favoriser les apprentissages ?

La mémorisation joue un rôle essentiel dans le processus d’apprentissages. Or trois facteurs extérieurs, mais bien réels favorisent une bonne mémorisation. Le premier est parfaitement connu et documenté, les deux autres le sont un peu moins et pourtant l’importance de ces trois facteurs : le sommeil, l’exercice physique et la nourriture sont essentiels pour une bonne mémorisation. C’est pourquoi il faut veiller à bien dormir, à avoir de l’exercice physique et à manger certains aliments précis pour favoriser les apprentissages.

Le sommeil et la mémorisation

L’importance du sommeil sur la santé physique et mentale

On pourrait croire que le sommeil est une perte de temps, et qu’il suffirait de dormir moins pour être plus efficace, mais ce serait une grossière erreur. Car le sommeil a des effets réparateurs, absolument indispensables à l’organisme et à la bonne santé aussi bien physique que mentale. Il suffit de voir l’état d’une personne après ne serait-ce que deux jours, voire trois jours sans dormir. Ainsi, le sommeil est au moins aussi vital que la nourriture. Mais alors que se passe-t-il durant notre sommeil d’aussi important ?

Tout d’abord, le sommeil renforce les défenses immunitaires. Ce n’est pas pour rien que quand on est malade, le premier réflexe c’est de dormir !

D’autre part, le sommeil active certaines hormones indispensables, comme des hormones de croissance, qui permettent notamment de réparer les cellules, les blessures musculaires et favorise la cicatrisation.

Voici une petite vidéo intéressante sur les évolutions de la durée du sommeil sur ces dernières années, en particulier chez les jeunes :

Le sommeil est essentiel pour favoriser les apprentissages.

Mais surtout, le sommeil est indispensable pour les apprentissages, car il permet de mémoriser correctement.

« S’il est clair que l’on n’enregistre pas de nouvelles informations dans son sommeil, il est non moins clair qu’une bonne nuit de sommeil joue un rôle non-négligeable dans la mémoire. Il est empiriquement évident que la trace mnésique d’une information est fragile tant qu’elle n’a pas été suivie d’un épisode de sommeil lors de la nuit suivante. La privation partielle ou totale de sommeil diminue l’efficacité de l’apprentissage chez l’homme : une nuit trop courte, trop agitée, voire inexistante en cas de nuit blanche, perturbe la consolidation des faits et des épisodes enregistrés dans la journée.

Le sommeil facilite ainsi significativement la consolidation d’une information enregistrée le jour précédent, mais dont la trace est encore fragile. Écoliers, nous avons tous remarqué combien le cours appris juste avant de se coucher étaient mieux retenus. Un cours appris le soir sera plus facilement récité le lendemain que le même cours appris le matin pour le restituer l’après-midi. » Bernard Croisille « Tout sur la mémoire » p. 129

La qualité du sommeil est également importante.

Mais la durée du sommeil n’est pas la seule chose à surveiller. Il est important que le sommeil soit de qualité, c’est-à-dire qu’il contienne suffisamment de phases de sommeil profond. Pour cela, il faut veiller à ce que rien ne vienne le perturber.

Car ce sont pendant les phases de sommeil profond que le cerveau stocke tout ce qui concerne la mémoire déclarative. (cf Le sommeil et la mémoire). Or la mémoire déclarative est liée avec tout ce qui peut s’exprimer au travers du langage, (contrairement à la mémoire procédurale qui correspond à des savoirs faire enregistrés par le corps, comme faire du vélo). La mémoire déclarative est celle à laquelle la majorité des apprentissages scolaire font appel. C’est pourquoi un sommeil profond et réparateur est essentiel pour une bonne mémorisation, car il permet de favoriser les apprentissages.

Qui dort enregistre !

En réalité, le cerveau enregistre de grandes périodes d’activités pendant notre sommeil. Il semblerait même que le cerveau « rejouerait » les séquences de la journée. Et effectuerait ensuite un travail de classement, puis d’encodage.

« Plusieurs travaux d’électrophysiologie et d’imagerie cérébrale fonctionnelle ont révélé une sorte de réactivation électrique et une augmentation de l’activité métabolique de l’hippocampe et du cortex cérébral au cours du sommeil lent comme si le cerveau « rejouait » les séquences neuronales activées lors de la journée. Lors du sommeil lent, les neurones hippocampiques répéteraient spontanément l’activité électrique générée lors de l’enregistrement d’un souvenir à l’état de veille. Cette répétition renforcerait les connexions neuronales liées à la mémorisation et faciliterait l’encodage cortical du souvenir. Cette réactivation est corrélée au gain de performance observé entre le jour précédent la nuit de sommeil et le jour suivant. » Bernard Croisille « Tout sur la mémoire » p. 131

Comment favoriser le sommeil chez l’enfant ?

Il est important d’ancrer le sommeil dans des habitudes quotidiennes qui vont faire du coucher un moment de détente et de plaisir pour l’enfant, et ce, dès son plus jeune âge. Il est important de créer une routine qui va permettre à l’enfant se créer un rythme naturel qui lui sera bénéfique. Certains de ces points relèvent du bon sens, mais ne sont pas pour autant toujours faciles à mettre en place :

  • Veiller coucher l’enfant suffisamment tôt,

  • Le sevrer d’écran au moins une heure avant le coucher, car il est bien connu que la lumière, mais en particulier les écrans bleus empêchent la production de mélatonine, qui est l’hormone du sommeil.

  • Laisser autant que possible l’enfant dans le noir, cela facilitera un sommeil profond. Sauf s’il a une réelle peut du noir, mais qui est probablement la manifestation d’une angoisse de séparation.

  • Faire du coucher un moment agréable pour l’enfant.

Le coucher est souvent un moment de séparation difficile

Il ne faut pas oublier que le coucher représente pour l’enfant le moment de la séparation d’avec ses parents, qu’il ressent toujours douloureusement. Cela peut être l’occasion d’instituer un moment de complicité. Mais ne pas faire sentir à l’enfant que l’on cherche en quelque sorte à se débarrasser de lui pour être tranquille.

La séparation et le coucher peut-être d’autant plus difficile et d’autant moins bien vécu par l’enfant que les parents ou le reste de la fratrie continue à veiller. Il se sent alors exclu. Si tout le monde se couche en même temps, cela pose moins de problèmes.

Et si l’enfant ne veut pas ou n’arrive pas à s’endormir, il ne faut surtout pas dramatiser, au contraire. Le prendre un peu avec soi. Certains enfants, comme Scooby-Doo ont toujours eu du mal à s’endormir. Alors, oui, le réveil est difficile, mais cela ne sert à rien ni de culpabiliser, ni de forcer l’enfant.

L’exercice physique favorise les apprentissages.

L'activité physique permet de favoriser les apprentissagesIl n’est pas besoin de répéter que l’exercice physique est une condition essentielle à une bonne santé physique et mentale. En effet, une activité physique régulière améliore l’oxygénation des tissus en général et du cerveau en particulier.

Mais saviez-vous, comme l’ont prouvé des chercheurs de l’University of California, que le sport a des effets bénéfiques sur les processus de consolidation et de préservation de la mémoire.

Ces effets se révèlent même pour des exercices « légers » comme la marche, le yoga ou le Taï chi chuan, mais nécessitent une pratique quotidienne.

Alors, revalorisons l’exercice physique à l’école et pour nos enfants instruits à domicile. Car il contribue non seulement à leur bon développement, mais aussi les aide à mémoriser correctement.

D’autre part, l’exercice physique favorise l’attention, elle aussi indispensable à tous les apprentissages.

Donc voilà pourquoi nos enfants ont besoin d’activité physique, de bouger, de se défouler, car non seulement, c’est bon pour leur métabolisme, mais c’est un facteur essentiel qui les aide dans leurs apprentissages.

Une bonne alimentation permet de favoriser les apprentissages

C’est peut-être un des trois facteurs les moins connus, mais le lien entre l’alimentation et la mémoire est scientifiquement attesté.

Notamment, l’oméga 3 et les polyphénols participent au bon fonctionnement cérébral et ainsi favorisent nos capacités de mémoire, tandis que les aliments riches en graisses saturées et en sucres (aliments obésogènes) perturbe certaines capacités de mémoire dès le plus jeune âge (cf observatoire de la mémoire).

Ainsi, voici, selon Thierry Souccar, les aliments à privilégier pour favoriser les apprentissages,

  • Les poissons gras et les sources d’oméga 3,
  • Les légumes à feuilles vert foncé (Épinards, blettes, brocolis, salade verte)
  • Les baies et notamment les myrtilles, mais aussi les mûres, les framboises, canneberges, etc.
  • Les noix,
  • Les œufs
  • Le curcuma,

Mais comment donner l’envie aux enfants de manger des légumes ??

Il faut avouer, que nous sommes confrontés au problème. Nous n’avons pas beaucoup de succès avec nos légumes à la maison ! Et je ne parle pas seulement de Scooby-doo… Mais voici quelques idées de recettes piochées dans des blogs qui ont à cœur de bien nourrir les enfants :

Vous trouverez également 21 astuces pour faire manger des légumes aux enfants sur le blog Nutri-Momes.

Les enfants et les adolescents, en particulier ceux qui sont en période d’examens, mais pas seulement, ont ainsi besoin de dormir correctement et suffisamment, de faire un minimum d’exercice physique et de manger de manière équilibrer. À nous parents bienveillants de veiller à ce que ces besoins élémentaires indispensables à leur bonne santé physique et mentale, mais également indispensables à leurs apprentissages soient respectés.

Si vous avez des trucs et des astuces pour favoriser les apprentissages et pour faire manger des légumes aux enfants, ou pour les aider à se coucher tôt, n’hésitez pas à nous les laisser dans les commentaires.

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