Remettre les pratiques corporelles au cœur des apprentissages

Dans notre société occidentale, le corps reste généralement cantonné à trois secteurs : l’hygiène, la santé, et la sexualité. Et ceci se reflète particulièrement dans l’éducation que nous donnons à nos enfants. C’est oublier un peu vite, que sans corps, nous n’existerions même pas ! Sans rentrer dans une grande dissertation philosophique, c’est bien parce que nous sommes incarnés, que nous pouvons expérimenter le monde. Le petit-enfant le comprend très bien, et il le met d’ailleurs en pratique sans se poser de problème. À partir de l’école primaire, il doit cesser de jouer, mais aussi de pouvoir bouger. Il doit rester assis sur sa chaise presque toute la journée, en dehors de quelques pauses « récréatives ». Quelle erreur monumentale. L’enfant, comme tout être humain a besoin de bouger. Nous allons voir l’importance de remettre les pratiques corporelles au cœur des apprentissages.

Les pratiques corporelles dans l’enseignement « classique »,

Dans le cadre de l’école, les deux seules pratiques corporelles auxquelles l’enfant est en général autorisé ; ce sont l’« éducation physique », et la récréation.

L’éducation physique :

Les équipes pédagogiques comme les élèves considèrent souvent l’éducation physique comme une discipline moins importante que les autres, mettant évidemment en avant le français et les maths. Mais nous avons déjà relevé l’importance de cette éducation physique pour améliorer les performances scolaires. Le sport et l’effort physique permettent au corps de secréter de la dopamine, qui intervient dans l’attention. Comme nous l’avons vu dans notre article : « Comment favoriser les apprentissages », le sport a également des effets bénéfiques sur les processus de consolidation et de préservation de la mémoire.

Mais le deuxième inconvénient de l’approche de l’éducation physique est que ces pratiques sont complètement dissocié de l’ensemble de tous les autres enseignements. Alors, que comme nous allons le voir, le corps et les pratiques corporelles sont – ou en tout cas devraient être – au cœur de tous les apprentissages.

La récréation,

Là aussi la récréation est vue en général par les pédagogues comme un pis-aller, comme quelque chose de parfaitement inutile. C’est totalement méconnaître les besoins de l’enfant. Oui, l’enfant a besoin de bouger, mais il a aussi besoin de faire connaissance de l’autre au travers de pratiques corporelles, qui peuvent même parfois être violentes.

L’enfant évolue avec et dans son corps. Il progresse au fur et à mesure qu’il prend conscience de son corps et de ses limites. C’est ce qui lui permet de construire son identité, mais aussi sa relation à son environnement, aux autres, et enfin d’assimiler des apprentissages.

Remettre les pratiques corporelles au cœur des apprentissages

L’enfant se construit au travers de pratiques corporelles.

Les premiers apprentissages du petit-enfant, qui passent par le corps, le toucher, le tactile, le goût, la vision, l’audition. C’est le seul moyen de découverte du monde, mais aussi de lui-même. Que l’on soit enfant ou adulte.

Car que serait l’esprit, la pensée, la conscience sans le corps ? Comme le souligne Juliette GROLLIMUND-DEPOORTER dans son ouvrage cité en références :

« Toutes les approches dites orientales reposent sur la non-séparation du corps et de l’esprit, et associent naturellement le mouvement, la pensée, la respiration et les sensations. » Tous ces éléments étant indissociables les uns des autres…

Nous avons déjà vu comment être présent à l’instant avec les exercices pleine conscience et de respiration, voyons un peu plus loin avec ces exercices de pratiques corporelles.

Le corps, notre allié.

« Apprenons à nos enfants que le corps est un allié précieux, qu’il nous permet non seulement d’exister dans une enveloppe, mais qu’il joue aussi un rôle essentiel de diapason de tout ce qui nous est donné à vivre. Ensemble redonnons au corps ses lettres de noblesses. »

Le corps est trop souvent cantonné à un vulgaire outil dont il faut se servir, où qu’il faut dominer, comme un cavalier doit dominer son cheval. Mais un bon cavalier ne maîtrise pas sa monture par la soumission ou la contrainte de l’animal. Il doit comprendre toute la psychologie, la force, l’identité, la personnalité de l’animal, pour agir avec lui dans une forme d’osmose. Dans l’idéal il doit devenir une sorte de centaure, moitié homme, moitié cheval, chaque moitié étant indissociable de l’autre. Car le cavalier qui est le mental ou l’esprit, doit s’unir avec son cheval, qui est le corps, pour ne faire qu’un. Vouloir séparé l’un de l’autre ne peut qu’affaiblir les deux. En d’autres termes, le mental domine les instincts sans les rejeter, il intègre la force physique, les énergies du corps et les utilise au mieux de leurs capacités. Cela ne peut se faire qu’avec amour et respect de soi.

Prendre conscience de son corps, c’est prendre conscience de soi

Mais autant le bébé et le petit-enfant dispose d’une liberté de mouvement relativement grande. L’enfant quand il rentre à l’école doit rester assis toute la journée. Ce qui représente une véritable torture. André Stern faisait remarquer que l’enfant cessait également de jouer, ce qui est d’ailleurs lié. Car les jeux des enfants et des petits enfants, sont des jeux où en général tout le corps s’investit. Alors, oui, viendra un temps où l’intellect va rentrer en ligne qu’il de compte et s’amuser tout seul. Mais autant retarder ce moment le plus longtemps possible.

« Il est surprenant de constater que, dès l’entrée au CP, le corps quitte la place privilégiée qu’il avait au cœur des apprentissages en maternelle, pour rejoindre sa place communément admise dans notre société. À savoir relégué aux seuls rangs de l’hygiène, de la santé, du sport, puis plus tardivement de la sexualité. C’est oublier une donnée essentielle de l’apprentissage des enfants : tout est intégré par le corps avant d’être mentalement digéré. »

« Acquérir la maîtrise de son corps, c’est l’habiter plus pleinement, c’est-à-dire savoir comment il fonctionne mais aussi sentir comment il respire, prendre conscience de la contraction et du relâchement de tous les muscles, c’est expérimenter que le tonus musculaire est essentiel à la vie et pas seulement à l’effort. »

Toute connaissance naît du corps.

Toute connaissance, tout savoir, toute mémoire, et par conséquent tout apprentissage n’est que la fixation dans le cerveau de ce qui est passé par le filtre du corps.

Les enfants sont câblés pour apprendre. Dans leur cerveau encore immature, des millions de connexions se forment et se défont à chaque seconde. Certains internautes nous ont posé un jour la question : « mais ça sert à quoi d’apprendre ? ». Ce serait comme dire : « ça sert à quoi de respirer ? De manger ? » Apprendre est inhérent à la nature du vivant. Elle est liée à la nécessité continuelle d’adaptation au monde en perpétuel changement. Ne pas apprendre, ne pas évoluer, c’est mourir. À plus ou moins long terme. Peut-être pas aussi rapidement que par la respiration et la nourriture, mais une société composée d’individus qui ne peuvent plus apprendre, parce qu’ils en sont littéralement empêchés, est une société qui se meure. Voyez si ça vous parle…

Toujours est-il que toute connaissance passe obligatoirement par deux filtres de perceptions :

Les perceptions sensorielles

Dans les apprentissages, tous les sens sont mobilisés, ou en tout cas, devraient l’être, comme nous l’avons vu dans notre chapitre sur les 6 règles d’or des apprentissages.

Mais chaque personne aurait des canaux de perceptions privilégiés. Selon les différents styles d’apprentissages, chaque individu serait plutôt visuel, ou plutôt auditif ou plutôt kinesthésique. Le côté positif de cette approche, c’est qu’il redonne justement de l’importance au mouvement du corps, dans le cadre des apprentissages. Et c’est justement ce qui nous intéresse.

L’inconvénient de cette approche est qu’elle prétend qu’un vecteur est forcément privilégié chez un individu et tente ainsi de les classer en catégories. Alors qu’au contraire, je pense qu’effectivement toutes les personnes, et les enfants en particulier, sont à la fois visuels, auditifs et kinesthésiques. Sauf qu’on oublie le plus souvent ce dernier, et même que l’on empêche les enfants de le développer en les obligeant à rester assis toute la journée. Il est évident que si l’on bandait les yeux à des enfants, ils déveloperraient leurs autres sens. C’est ce qui se passe en les « attachant » sur leur chaise.

Le besoin de bouger est naturel.

L’enfant, comme toute personne, a un besoin irrépressible de bouger. L’immobilité n’est pas un état naturel. Faites le test vous-même. Restez ne serait-ce que dix minutes sans bouger. Même pas un cil. Allez, c’est parti ! Alors ? Vous l’avez fait ? Pas facile. Alors pourquoi obliger les enfants à le faire pendant des heures ? Il a besoin de se dépenser, comme on dit. Mais ce que l’on oublie, c’est que certains ont besoin de bouger pour apprendre et retenir une leçon. Certains élèves ou des étudiants l’ont bien compris quand ils révisent ou répètent leurs leçons en marchant de long en large dans leur chambre. C’est parce que cela les aide à retenir.

C’est pourquoi il est non seulement important, mais essentiel de redonner sa place aux pratiques corporelles dans le cadre de l’éducation, qu’elle soit faite en classe ou à la maison. Il faut reconnaître que les contraintes ne sont pas les mêmes dans les deux cas, et nous verrons plus loin, comment Juliette GROLLIMUND-DEPOORTER propose la mise en place de ces exercices.

L’importance du toucher,

Les styles d’apprentissages VAK oublient habituellement de prendre en compte les autres sens que sont le goût, l’odorat et le toucher. On sait que ces derniers sont extrêmement importants dans la perception du monde et dans la construction de son identité chez le bébé et le petit-enfant. Car c’est le rôle du toucher « d’éveiller le corps pour informer la conscience ».

D’ailleurs la signification de « toucher » dépasse largement le cadre de la seule perception. Quand est touché par quelque chose, c’est que l’on y est sensible.

Les pratiques corporelles et les émotions,

En fait, toutes les perceptions se transforment en sensations, puis en émotions, avant même d’être décodées, comprises, puis stockées en tant qu’information. Il est essentiel de comprendre ce processus d’apprentissage. L’émotion est une composante de nos perceptions, avant de devenir conscientes.

C’est pourquoi du travail corporel découle obligatoirement, ou en tout cas devrait découler, un travail sur les émotions. Ne pas travailler sur les émotions, c’est ne rien comprendre aux processus d’apprentissages. À savoir que l’enfant va rapidement cristalliser des émotions, si elles ne sont pas immédiatement prises en compte. Et au bout de quelques mois, l’enfant dira qu’il ne comprend rien aux mathématiques, par exemple. Ce n’est pas qu’il ne comprend rien, en réalité. C’est que ces perceptions ont été accompagnées d’émotions négatives qui revenant de manière répétée, ont fini par lui faire croire soit qu’il n’était pas fait pour ça.

En effet, l’état émotionnel de l’enfant peut aussi être un puissant frein aux apprentissages. Un enfant qui vit dans un contexte familial difficile, où les tensions sont omniprésentes pour des causes qui peuvent être aussi diverses qu’une mésentente dans le couple, que des situations de chômage ou de précarité financière, ou de rejet de la part d’un parent, de frères et sœurs, ou même de petits copains dans la cours de l’école. Si cet état émotionnel n’est pas pris en compte, et qu’il n’est rien fait pour l’améliorer, tous les enseignements seront vains. D’où l’importance de pratiques de détente et de perceptions corporelles qui peuvent réconcilier l’enfant avec lui-même, mais aussi avec son entourage, et par conséquent avec les apprentissages.

Ce que disent les neurosciences.

Le corps interagit avec l’esprit de manière extrêmement complexe. Depuis l’antiquité, de nombreuses théories tentent en vain d’expliquer ces processus essentiels et fondamentaux. Depuis quelques années, les neuroscientifiques ont étudié la régulation des émotions au travers de certains neurotransmetteurs. Nous avons déjà un peu évoqué ce sujet dans « le jeu et la bienveillance au regard des neurosciences ». Mais voici cependant quelques rappels :

Le rôle des neurones miroirs dans les apprentissages

neurones - Image par Gerd Altmann de Pixabay
Neurones – Image par Gerd Altmann de Pixabay

Il existe une catégorie de neurones (les cellules spécialisées du cerveau) qui ont un fonctionnement et un rôle bien particulier. On les appelle les neurones « miroirs ». Ils permettent d’observer ceux qui nous entourent et de nous mettre à leur place. Sans même bouger, nous sommes à même de ressentir ce qu’ils ressentent. Les neurones miroirs sont aussi à l’origine de tous les apprentissages par « imitation ». Dans ce cas, point n’est besoin pour le cerveau de comprendre, ni d’analyser quoi que ce soit. Il suffit juste d’imiter les actes, les paroles, voire même les mimiques ou les intonations de personnes que nous voyons.

Un autre type de neurones est également extrêmement important, ce sont les neurones fuseaux. Leur comportement est voisin de celui des neurones miroirs. Mais ce sont ici les sentiments et les émotions qui sont ressenties, et non plus les actes et les mouvements. C’est ce qui permet à tous les enfants, comme à tous les êtres humains d’avoir de l’empathie (ou presque).

Comme le souligne Juliette GROLLIMUND-DEPOORTER, les neurones miroirs et fuseaux sont tout à fait incontournables dans les processus d’apprentissages.

Le rôle de l’ocytocine dans les apprentissages

Nous avons déjà un peu parlé du rôle de l’ocytocine. Rappelons que l’ocytocine est considérée comme l’hormone du bien-être, de la détente et de l’apaisement. Elle intervient de manière importante dans les relations sociales, la confiance aux autres et l’amitié.

Mais elle joue évidemment elle aussi un rôle fondamental dans les processus d’apprentissages et de mémorisation.

Elle est justement sécrétée pendant les activités de détente, mais aussi les activités de groupe, entrainant ainsi un cercle vertueux.

Être bien dans son corps, c’est donc être bien avec soi, mais aussi avec les autres. C’est pourquoi il est important de commencer par favoriser l’acquisition des schémas corporels chez l’enfant. Il est presque illusoire de vouloir construire des connaissances ou de vouloir faire ingurgiter des savoirs préfabriqués à des enfants dont le cerveau est encore immature.

Car le cerveau des enfants n’est pas encore connecté comme celui des adultes. C’est pourquoi il n’est pas possible de transposer les schémas comportementaux d’un adulte sur celui d’un enfant. Ce n’est pas qu’il ne comprend pas ce qu’on lui dit. C’est qu’il ne peut pas les comprendre de la même manière que nous les comprenons nous. C’est comme pour l’apprentissage d’une langue. On ne peut connaître un langage avant de l’acquérir et le maîtriser. C’est ce que justement les adultes ont du mal à comprendre. Que les enfants ne maîtrisent pas le langage et les émotions de la même manière qu’eux. C’est pourquoi ils ne peuvent non plus acquérir des connaissances et du savoir de la même manière et à la même vitesse que les adultes, parce que les schémas corporels et neuronaux ne sont pas encore construits, tout simplement.

Comment intégrer les pratiques corporelles dans les apprentissages ?

Comme nous venons de le voir, les pratiques corporelles devraient faire partie intégrante de tout processus d’apprentissage, et non pas reléguées à des activités annexes, comme une sorte d’échappatoire. Comme si on sentait bien que les enfants « ont besoin de bouger », mais que l’on ne voulait surtout pas prendre en compte ce besoin. Ce qui d’une part n’est pas très bienveillant, puisque la bienveillance suppose de prendre en compte les besoins de l’enfant, mais d’autre part, pas très productif non plus.

Mais comment arriver à faire rentrer les pratiques corporelles dans la classe et dans les enseignements ? C’est là tout l’intérêt de l’approche et de l’ouvrage de Juliette GROLLIMUND-DEPOORTER, qui met en place tout une procédure pour introduire des exercices corporels dans le cadre d’un enseignement « classique ».

Elle présente des exercices adaptés à chaque situation, en fonction du temps et de l’espace que l’on dispose, des objectifs recherchés (défoulant, calmant, concentration, éveil, etc), du niveau de pratique de chacun. Il existe également des exercices en solo, en duo et en groupe.

À titre d’exemple voici quelques exercices proposés dans l’ouvrage :

Le miroir magique,

Extrait du livre de Juliette GROLLIMUND-DEPOORTER

Situation : Résistance à la mémorisation ou à la compréhension, concentration difficile, agitation, bavardage,

Objectif : Facilité un apprentissage complexe ou nouveau, retrouver une meilleure écoute des élèves.

La consigne : Dans chaque binôme , l’un des deux devra effectuer lentement un mouvement, par exemple lever le bras, et l’autre va suivre et faire le même geste, en miroir.

Le but n’est pas de piéger son partenaire ou de le mettre en difficulté, c’est de réussir à être un « vrai » miroir.

Le grenouille en balade

La situation : besoin de bouger, saturation mentale,

Objectif : Surprendre les élèves, créer un espace de libération des tensions

La pratique : « Pour vous défouler après cette longue journée, pendant quelques minutes, vous allez habiter le corps d’un animal qui ne sait pas se déplacer autrement qu’en sautant, par exemple une grenouille »

Les consignes : « Vous allez d’abord prendre le temps, les yeux fermés, de visualiser une grenouille,

– Puis vous allez vous mettre à croasser tous en même temps,

– Puis vous allez prendre une inspiration et sur l’expiration, vous allez croasser et faire un saut dans la pièce,

– À chaque saut, vous allez vous déplacer, en imaginant que chaque saut vous permet d’évacuer un souci, une source de stress, une colère, un agacement, une fatigue.”

Pratiques corporelles et consentement

Certains exercices sont pratiqués seuls, d’autres en groupe, d’autres en duo. Certains font intervenir le contact physique avec d’autres partenaires, et certains non.

C’est l’occasion de rappeler les consignes du consentement qui doivent toujours intervenir quand il s’agit de pratiques corporelles qui font intervenir le toucher. Il s’agit tout d’abord d’un échange. Mais ces pratiques corporelles, dès qu’elles font intervenir le toucher doivent être explicitement consenties. Chaque personne, en l’occurrence chaque enfant, doit bien avoir conscience que son corps lui appartient. Chaque enfant demandera donc à l’autre son assentiment avoir de pratiquer les contacts physiques nécessaires à ces pratiques. Et si l’un d’eux refuse, il ne sera pas exclu, mais participera à l’exercice. Et comme nous avons vu l’importance des neurones miroirs, les actions bienfaisantes que les autres réaliseront seront également bénéfiques pour lui, s’il ne fait ne serait-ce que les regarder.

D’autre part, les enseignants ne pratiquent eux-mêmes aucun attouchement avec les enfants, de manière à lever tout ambiguïté qui pourrait être éventuellement reproché à l’introduction de ces pratiques corporelles dans le cadre éducatif.

En guise de conclusion

Se pourrait-il ainsi que le corps deviennent enfin la colonne vertébrale, l’arbre de vie de la construction de tout individu, et qu’il ne soit plus perçu comme un frein, une contrainte, ou parfois au mieux un instrument que nous devons préserver. Non, le corps n’est pas un instrument. Notre corps est l’élément le plus intime qui nous relie à l’existence. C’est le vecteur et le seul vecteur qui nous permet de nous connaître et de connaître les autres et le monde. Alors apprenons à connaître notre corps, et commençons à transmettre ce principe et cette éducation à nos enfants.

Pour aller plus loin :

Cet article est largement inspiré de l’ouvrage de Juliette GROLLIMUND-DEPOORTER :

Être zen pour mieux apprendre – Favoriser la détente en classe

aux éditions Hatier,

La pratique corporelle au coeur des apprentissages
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2 pensées sur “Remettre les pratiques corporelles au cœur des apprentissages

  • 2 mars 2020 à 7 h 15 min
    Permalink

    Article intéressant, mais un point me semble important à nuancer. Le corps est essentiel, l’utilisation du corps est essentiel, mais un mouvement naturel, pas un mouvement constamment contrôlé. Or l’éducation physique et sportive est vue comme un contrôle, un contrôle du corps, des mouvements précis et surtout un contrôle de la réalisation. Pour des enfants comme je l’étais, c’est une catastrophe. Dyspraxique et amblyope, je ne pouvais pas répondre aux normes et donc cela se soldait par des notes catastrophiques et du harcèlement de la part des enfants, ados et même certains enseignants. Plus de sport dans ce cas = plus de souffrance. Un autre effet boomerang fut que je perdis plus encore l’accès à mon corps.
    Donc oui au mouvement et même au sport, mais un sport positif.

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    • 2 mars 2020 à 15 h 08 min
      Permalink

      Bonjour Isa Lise, Effectivement, l’objectif d’introduire plus de pratiques corporelles, n’est pas de brider l’enfant ou l’adolescent par des contraintes supplémentaires, et lui demander d’effectuer des exercices ou des mouvements “contrôlés”. Ce qui n’encourage pas la détente, ni la prise de confiance en soi de l’enfant. Mais au contraire, l’idée est de laisser l’enfant découvrir, maîtriser et s’exprimer par le corps. Et pour cela, qu’il puisse l’explorer dans la bienveillance, c’est-à-dire en commençant par le respecter. Ce qui permettra également de respecter celui des autres, et par conséquent… les autres. D’autant plus que ce n’est pas réellement plus de “sports” qui est visé dans cette article, mais plus de pratiques qui aident l’enfant à se connecter à son corps, et donc à être plus présent, plus détendu, et plus attentif aussi.

      Répondre

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