Notre expérience des cours par correspondance (CPC)

Notre changement de pédagogie en Instruction en Famille a porté ses fruits ! Nos 2 années d’apprentissages sous forme de jeux pédagogique ont été une explosion de découvertes, de joie, de reprise de confiance en soi… Les enfants se sentaient bien dans leur tête, et nous aussi ! Ils avaient acquis la majorité du programme et leur évolution était régulière. Oui, mais voilà. Le monde extérieur ne nous lâchait pas pour autant ! Et entre la pression de la famille, des amis et de l’entourage nous avons décidé de plonger dans les cours par correspondance !

Faire comme son amie

En septembre 2013, nous avons légèrement changé nos méthodes. Zia, 13 ans, souhaitait avoir des cours, comme sa meilleure amie qui, elle, allait au collège. Elle ne souhaitait pas aller au collège, non ! Mais elle voulait des cours, des devoirs, des notes… J’ai donc cherché des Cours Par Correspondance, et notre choix s’est porté sur les Cours Académique de France pour les matières français et math et sur les cours EAD pour les sciences (physique/chimie et SVT).

Elle se retrouvait donc avec un programme assez chargé, des dates butoirs pour l’envoi de ses devoirs de français et math, des leçons à apprendre, des livres qu’elle ne choisissaient pas à lire… mais elle était contente, elle avait l’impression d’être (presque) comme ses copines scolarisées... Car, ne pas être comme les autres commençait à peser sur ses petites épaules de jeune fille en pleine éclosion. En parallèle, elle étudiait l’anglais 2 fois par semaine avec la méthode Assimil, guidée par mon compagnon.

Plus le temps de jouer

Toutes ses obligations scolaires faisaient qu’elle n’avait plus le temps de jouer avec son frère. Son quotidien était devenu très scolaire et les apprentissages par le jeu n’avaient plus leur place dans sa vie. Ce qui, pour le coup, affectait directement son frère qui se retrouvait sans partenaire de jeu, quels qu’ils soient !

Garder son rythme et sa passion

Esteban à un concours d'équitation en 2014
Esteban à un concours d’équitation en 2014

J’ai donc proposé à Esteban (11 ans) de lui prendre les Cours Par Correspondance EAD, qui contrairement aux Cours Académique de France, lui permettait de garder son propre rythme. Les 2 ans d’apprentissages par le jeu avaient permis, entre autres, à Esteban de trouver sa passion, à savoir l’équitation. Esteban avait donc pris l’habitude d’aller au Poney Club très souvent. Il montait, aidait le propriétaire à nourrir les chevaux et les poneys, à nettoyer les écuries… Ce n’était pas envisageable pour lui de stopper tout cela ! Du coup, il n’était pas à la maison le matin, car il s’y rendait très tôt pour faire ses corvées. Et l’après-midi, il se mettait sur ses cours.

S’octroyer une semaine de jeux par mois

Je ne m’étais cependant pas résolue à mettre au placard nos habitudes de jeux dans nos apprentissages, aussi, une semaine par mois, on laissait les Cours Par Correspondance de côté pour se faire de l’informel. Cette semaine où on se retrouvait de nouveau ensemble, complices, unis, curieux et plein d’enthousiasme était indispensable pour nous. J’adorai cette semaine ! Et eux aussi !

Un bilan mitigé de nos Cours Par Correspondance :

Je n’avais pas d’à priori sur les cours par correspondance, sincèrement. Lorsque j’ai choisi les Cours Académique de France et EAD, c’était parce que le tarif était abordable pour nous et qu’ils étaient bien notés. Mais je vous avoue que je n’ai pas trop apprécié les Cours Académique de France. Ou bien est-ce tout simplement que ça se rapprochait trop du système scolaire auquel je reprochais tant de choses ?

Toujours est-il que je constatais que Zia apprenait et travaillait uniquement pour les notes. Elle perdait, par manque de temps, cette curiosité qui vous pousse, dans les apprentissages, à approfondir, chercher, se documenter, tenter de comprendre ce qui nous échappe… Elle faisait ses devoirs, les envoyait, commençait une autre leçon tout en attendant avec impatience sa note. Mais quand sa copie notée et corrigée revenait, elle ne s’intéressait pas aux erreurs qu’elle avait commises. Elle n’avait pas le temps, elle était déjà sur un autre chapitre, déjà sur un autre devoir à envoyer dont la date butoir approchait dangereusement !

Nous étions cependant plus satisfait par les cours EAD. Ils étaient bien conçus, le rythme des enfants était respecté. Aucune date n’était imposée pour l’envoi des devoirs, aussi, nous avions le temps de reprendre ce qui n’avait pas été compris à la réception des devoirs corrigés.

Un mixe de CPC, de formel et de jeux.

Pour son année de 4e (2014-2015), Zia n’a pas souhaité reprendre les Cours Académique de France. Elle avait conscience qu’au final, elle n’avait pas appris beaucoup plus que lorsqu’elle faisait ses apprentissages par le jeu. Elle n’avait plus le temps de rien faire, elle était stressée et réalisait qu’elle avait tous les inconvénients de l’école sans les avantages : les copains et les copines !

Nous avons donc mixé les apprentissages ! Il y avaient les cours EAD pour le français et les mathématiques, les cours Assimil pour l’anglais qu’elle effectuait toujours avec son beau-père et les cours Assimil pour l’espagnol qu’elle gérait toute seule (personne dans la famille n’ayant fait espagnol!), le cahier Bordas et le cahier Hatier de l’année de la 4e qui nous servait de base pour l’apprentissage de l’histoire, la géographie et les sciences.

Avec Esteban, nous avons également continué les cours EAD pour le français et les math. Nous utilisions également les cahiers Bordas et Hatier de l’année de 6e pour les autres matières. En ce qui concerne l’anglais, nous avions demandé à sa sœur de lui donner des cours avec la méthode Assimil. Mais Esteban n’était pas du tout intéressé et nous avons préféré mettre cet apprentissage de côté. Le forcer n’aurait pas été bénéfique, je ne voulais pas qu’il se ferme à l’anglais comme il s’était fermé à l’écriture !! Bien entendu, nous faisions également quelques jeux pédagogiques.

Scooby-Doo fait de la peinture – 2014

Scooby-Doo, âgé alors de 5 ans, jouait énormément à toutes sortes de jeux, éducatifs ou pédagogiques. Il dessinait, jouait au légos, aux playmobils, aux kaplas, regardait des dessins animés et découvrait avec curiosité et grand intérêt les Alphas ! Il était libre de laisser sa curiosité guider ses pas ! Et c’était un bonheur de le voir évoluer à son rythme !

Bilan de ces 2 années avec des cours par correspondance

L’enfant doit faire lui-même la demande des cours par correspondance

Mon premier constat, c’est qu’il est très important que ce soit l’enfant qui soit en demande de prendre des CPC. Je peux voir la différence entre Zia et Esteban ! Zia travaillait sur ses cours, elle étudiait avec assiduité, m’avait demandé un emploi du temps, un récapitulatif des dates d’envoi de ses devoirs qu’elle suivait attentivement… c’est elle qui avait voulu des CPC. Esteban n’avait rien demandé !

Et même si les cours EAD respectaient son rythme et n’imposaient pas de date pour l’envoi des devoirs, travailler sur des cours ne lui plaisait pas. Il préférait les jeux qu’ils faisaient avant avec sa sœur ! Je devais donc le pousser aux fesses pour qu’il travaille et cela me rappelait étrangement leur première année d’école à la maison que je raconte ici ! Les CPC, c’est en fait l’école à la maison fait par les professeurs qu’on ne voit jamais !

Les inconvénients des cours par correspondance

Je ne dis pas que les CPC ce n’est pas bien, beaucoup de parents en sont très satisfait et il en existe énormément et je ne les connais pas tous. Je ne veux donc pas critiquer ce que je ne connais pas. Non, je dis juste que, pour nous, qui avions trouvé notre rythme avec les apprentissages par le jeu, les cours par correspondance n’ont pas été satisfaisants ! Tout comme l’école, ils ne permettent pas à l’enfant de laisser libre cours à sa curiosité, de faire des expériences, de s’amuser.

Ces 2 années ont donc été moins enrichissantes et nous nous sommes rendu compte que les jeux pour apprendre, découvrir et réviser étaient ce qu’il y avait de mieux quand même ! Mais voilà, la vie change au fur et à mesure que les enfants grandissent. Chercher, tester, inaugurer d’autres méthodes d’apprentissages est intéressant car on évolue. Les enfants sont en perpétuelles mutations et il est important de garder une ouverture d’esprit sur ce qui existe.

Et comme la vie quand on fait l’Instruction n’est pas un long fleuve tranquille, vous découvrirez dans cet article, comment nous avons tourné une nouvelle page.

Et vous, quelle est votre retour d’expérience des cours par correspondance ? Dites-nous en plus dans les commentaires ! 🙂

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